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EUROPE

Ukrainian street artist Aleksey Kislow (b.1983) creates dream-like murals. Heavily influenced by surrealist art, his work radiates on walls showcasing his highly imaginative imagery. Kislow took part in the Wynwood Walls project in South Miami, which invited street artists from around the world to paint the abandoned warehouses of the former industrial area.
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Hungarian muralists, Neopaint recently completed their latest wall in Budapest.

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GR170 works, paints and survives in the outskirts of Barcelona. He started painting walls at the beginning of 2000, and these days, he’s an addict to plastic paint, he enjoys painting the streets and loves the smell of the rotten plastic paint in the morning. read more

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Say the words “Street Art” and an array of possible images, emotions, and feelings can stream through your head. Whether these diverse attitudes toward the medium are conjured up by generational gaps, political views, perception of art, or general adherence to lawfulness, one thing can be certain…the majority of us do not think of “beauty” when we think of street art. Urban, gritty, politically charged, alluring, thought provoking, counter culture, and profound, maybe… but beauty? read more

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Orticanoodles is the pseudonym for two Italian artists, a very active and tight-knit duo, composed of Wally and Alita. Wally was born in Carrara, where he attended Art School and in 1996 he moved to Milan to attend the course in Advertising Art Direction at IED (European Institute of Design). Here in Milan, he met Alita.  Both in love of the stencil technique, they began to create drawings and handmade posters, quickly making themselves known in the street-art world. In 2004, they start their first illegal actions in the street, stickering and pasting up posters. In their laboratory, situated in the Ortica district in Milan, Orticanoodles logos took shape. With the subversive power of Zibe, Orticanoodles started a blazing activity in the streets, soon evolving into a real urban guerrilla campaign. read more

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=&0=&  Lor-K, 26 ans. J’utilise les objets abandonnés pour créer des sculptures de rues. Partir à la recherche d’objets délaissés sur nos trottoirs, pour les transformer, directement sur le lieu de trouvaille. Abandonnée dans l’espace urbain, chaque mise en scène est éphémère. Des traces sont conservées pour être partagées en lieu d’exposition. J’attache une grande importance à la retranscription des interventions urbaines. =&1=& Le déclic, vers 11/12 ans à Arcueil dans le 94. En allant à l’école  je suis tombé sur un tag : « 6TRON ». Pas plus grand qu’une main, sur un générateur électrique marron. Dans le fond,  je ne savais même pas ce que c’était… Pose sauvage,  extérieure, insolite ; Jeu entre chiffre et lettre (Pas de portable! Alors un 6 et quatre lettres qui font lire citron! wouah!) Avec, en plus, sa couleur « jaune citron » cette écriture, ce tag m’a bousculé et fait sourire… Je ne connaissais personnes dans mon entourage pouvant nommer ces choses ! A partir de ce moment, j’ai commencé à observer les blazes. Naïvement sans même avoir conscience du mouvement en cours… =&2=& Rapidement, j’ai commencé à en faire sur des planches, cartons etc… Mon père avait des bombes dans sa caisse à outils, je tentais d’écrire quelques mots avec, mais sans réelle conviction… Plus une curiosité de la technique. =&3=&  Mes tentatives sont longtemps restées naïves, plus comme un challenge, une curiosité de l’expérience et du contexte. La première fois c’était une rue peu passante dans le 94, sur un mur de résidence, une amie m’accompagnait… Un personnage que j’avais l’habitude de dessiner enfant, un champignon avec des yeux. Trois bombes, trois couleurs, un dessin à main levé… Malgré plusieurs tentatives, je n’ai jamais réussi à m’épanouir sur le mur : j’étais toujours insatisfaite ! =&4=&  Difficile de parler de passage obligé… la vie, les rencontres, les interactions font que certains choix sont pris à des moments, consciemment ou non. Sans dire que ce passage était obligé, il a certainement eu une forte influence sur ce que je fais aujourd’hui. Une sorte d’étape fondatrice ! Je n’aurai pas posé de tags pourris, de pochoirs mal fait et de collages ratés, je n’aurai peu être jamais pensé à développer ce que je fais aujourd’hui… =&5=&  J’apprécie toutes tentatives de créations extérieures… Que ce soit un graffiti posé par un pro de 50 ans, ou du street art réalisé par un novice de 16 ans : l’un comme l’autre se confrontent à la même expérience (la création par l’intervention en espace urbain). Tout l’intérêt artistique dépendra des choix que l’artiste prendra pour pérenniser son activisme et ses réflexions. =&6=&  Passé l’enfance, les tentatives murales ratées et les déboires scolaires je rejoins une fac d’art plastique (Il y a maintenant 5 ans…). C’est là que tout s’est enchaîné, comme une évidence. J’aimais la bombe pour ses aspects techniques, je passais mon temps à trouver des objets dans les rues et je bloquais sur le mur que je n’arrivais pas à m’approprier… La sculpture s’est alors imposer à moi ! Utiliser les objets abandonnés comme matière première. Pas seulement comme support, mais comme vecteur. Les utiliser sur leur lieu d’abandon, avec tout les sens qu’ils évoquent, pour créer des sculptures de rue éphémères. S’imposer dans l’espace, changer les trajectoires, proposer une nouvelle vision, insolite et éphémère. Paris est ma ville principale d’action, sans distinction de quartier, j’interviens là où je trouve ! Dès le départ, la trace a pris une place importante… Pas seulement la trace urbaine éphémère, mais plutôt la trace pérenne de cet art éphémère… Le spectateur, en lieu d’exposition doit pouvoir contextualiser la création urbaine. L’interaction entre contexte et création doit apparaitre. La photographie, la vidéo, l’écriture, ou tout autre médium est envisageable tant qu’il permet de garder trace. L’intervention est déterminée par le lieu de l’objet abandonné, je me retrouve à poser hors des spots habituels. Les rencontres avec d’autres artistes sur le terrain sont jusqu’à présent inexistante. =&7=&  Eté 2012, j’étais en plein dans le projet Objeticide, je partais une semaine en découverte de Berlin. Je me suis dis : « Autant ramener un peu de matos au cas où je trouve des objets ». Curieuse, je me demandais si j’allais tomber sur leur même omniprésence. Six interventions ont finalement vu le jour ! C’est à partir de ce moment que la question du territoire a sérieusement commencé à me préoccuper. Avant d’envisager concrètement « la conquête » de pays étranger, j’ai eu la curiosité de découvrir notre territoire national. Le projet Divinité Urbaine s’est déroulé en août 2013. Intervenir dans la ville la plus urbanisée de chaque région (soit 22 villes au totale). Comme une sorte de prospection. Avec des amis proches, qui connaissent mes méthodes de travail, nous avons sillonné la France… L’intervention s’envisage- t-elle différemment en terrain  inconnu ? Les objets abandonnés sont-ils présents  partout ? De nombreuses questions m’ont motivées ! =&8=& Actuellement  mon parcours s’instaure essentiellement hors-galerie. Jusqu’à présent terrain de désaccord,  les propositions faites ont trop souvent été en contradiction avec ma démarche. La recherche, la mémoire, l’archivage me poussent à m’intéresser davantage à l’institution plus  qu’au marché.

Est-ce que tu vis de ton art ?

Non, J’ai rarement eu l’occasion de mettre mes œuvres en vente. Je suis actuellement étudiante, en pleine rédaction d’un mémoire (l’art urbain, trace éphémère et pérenne) ses pièces sont la base  et en même temps la concrétisation de mes réflexions. Lorsqu’un projet se conclut, les pièces finales entrent dans une boite qui enferme à jamais une période  de ma vie, et celles d’inconnus. Même si j’aimerais en vivre ce n’est finalement pas un but en soi. read more

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